Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

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pak
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Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 353864Message pak
26 avr. 2019, 19:26

Bonjour,

J'ouvre ce topic dans lequel je citerai les éditions Blu-ray et / ou DVD des films des années 1980 qui sortiront en 2019. Certains sont déjà disponibles dans les bacs, mais comme on est encore au début de l'année, cela reste de l'actualité, d'autant que les prix des galettes sont encore réduits dans certaines enseignes qui pratiquent le prix réduit (tout est relatif) pour les nouveautés.

L'occasion d'une piqûre de rappel pour ces films parfois oubliés, parfois cultes, du nanar au classique, qu'on aimerait (ou pas) revoir.

Les éditeurs se penchent sur cette prolifique décennie, les droits d'exploitation n'étant pas forcément onéreux, et beaucoup de titres jouent sur la nostalgie des quarantenaires, ceux qui les ont vu à la télévision ou en VHS, et même en salles au moment de leur sortie.

La plupart des titres qui sortent sont désormais restaurés et proposés en HD sur Blu-ray, ce qui améliore le confort visuel de films découverts souvent sur télévision cathodique ou sur VHS parfois très abimées du fait de nombreuses visions via la location en vidéoclub.

L'occasion aussi de réveiller quelques souvenirs... Personnellement je redécouvre certains, bonifiés par la VO (je ne supporte plus les VFs, surtout celles des films de genre faites à pas chères et caricaturales). Et quand les histoires sont contemporaines au tournage, on a alors à l'écran une carte postale animée et temporelle de ce qu'étaient les années 1980 dans toute leur splendeur (et aussi toute leur laideur... :lol: ).
La nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.

Pierre Desproges (juin 1986)

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Flic ou Zombie (Dead heat) de Mark Goldblatt (1988)

Message : # 353865Message pak
26 avr. 2019, 19:38

Roger Mortis et Doug Bigelow sont deux superflics de Los Angeles. Ils traquent des gangsters qui en sont à leur sixième hold-up. Lors d’une attaque de bijouterie, ils parviennent à les prendre en flagrant délit. Mais lorsque les gangsters sont conduits à la morgue pour autopsie, le docteur Rebecca Smythers découvre qu’elle les avait déjà examinés huit jours avant...

Éditeur : Bach Films - Distributeur : ESC Distribution - Dans les bacs depuis le 19 mars 2019.


Avec le temps, les petits films cultes des années 1980, qu'on se repassait en boucle après les avoir loué au vidéoclub du coin, ou après les avoir enregistré en VHS lors de leur passage à la TV (en l'occurrence pour ce genre de film sur Canal +), se voient offrir des éditions numériques dignes de ce nom, permettant d'éviter l'oubli temporairement à des productions pas faites pour durer.

C'est le cas de Flic ou zombie (Dead heat) de Mark Goldblatt (1988). Bon, Mark Goldblatt n'est pas le nom qui revient le plus souvent lorsqu'on évoque le cinéma d'action de l'époque. C'est pourtant l'un des monteurs associé au cinéma musclé des années 1980-90 (Rambo II, Terminator, Le Dernier samaritain, Starship Troopers, Armageddon) qu'on a récemment vu au générique de La Planète des singes : Les origines et du remake Death Wish. Bref, pas du cinéma fleur bleue.

Avoir été le monteur de quelques cartons du box-office pour des noms bankables de l'époque comme Stallone (Rambo II), Schwarzenegger (Terminator et Commando), ou Whoopi Goldberg (Jumpin' Jack Flash) lui a ouvert les portes de la réalisation. Son coup d'essai fut donc ce Flic ou zombie décomplexé, pour lequel Goldblatt semble ne pas s'être mis la pression bien que ce soit sa première réalisation. Dans les années 1980, le "buddy movie" est à la mode, sorte de genre en soi, qui va être décliné à toutes les sauces, même les plus improbables comme ce mélange de film policier et de film d'horreur, dans lequel un duo de flics enquêtent sur des gangsters qui nuisent alors qu'ils sont censés être décédés depuis des jours. Les vannes fusent, les filles sont draguées lourdement, les situations parfois loufoques (la scène dans la cuisine du resto chinois où nos gus ont maille à partir avec des animaux cuisinés qui reviennent à la vie ! ), où l'on frise souvent le nanar involontaire.

Mais la bonne humeur (moins vraie sur la fin et c'est dommage, fin qui d'ailleurs s'avère bien fade par rapport à l'introduction) et l'absence de prétention font passer un bon moment, pour peu évidemment qu'on supporte ce mélange de genres pas fait pour se poser des questions métaphysiques sur la vie après la mort...

Le film plaira assez pour qu'on offre au réalisateur la mise en image d'un héros de comics (l'une des premières), le Punisher. Pour le coup, c'est sur ce film que Goldblatt va se mettre la pression, et ce sera une catastrophe telle qu'il ne lui sera plus proposé de réalisation et il retournera au montage, tandis que Marvel reverra sa politique d'adaptation de ses héros au cinéma (pour arriver au squat des écrans que l'on connait depuis 2008).

Bref les aficionados des films de genre des années 1980 vont être comblés par l'éditeur Bach Films (distribué par ESC), car 10 ans après la seule édition DVD sortie en 2009 par feu l'éditeur Lancaster, celui-ci nous offre une version collector dans sa bien nommée collection "Culte 80" dans laquelle sont prévus aussi des titres comme Sans issue (Black moon rising) d'après une histoire de John Carpenter avec Tommy Lee Jones, Philadelphia Experiment et Creepshow 2 (sorties simultanées).


Au programme, le tout enfermé dans un boitier type Mediabook :

- Combo Blu-ray / DVD,
- Un livret de 24 pages contenant la retranscription du dossier de presse, des interviews, bios et photos,
- Un entretien avec les réalisateurs Julien Maury et Alexandre Bustillo
- Un making of,
- Des bandes-annonces.


Et pour cette collection, deux versions de visuels seront disponibles, l'une reprenant celui de l'affiche originale, l'autre étant créée pour l'édition vidéo de cette année.


VOst et VF.


Visuel type années 1980 :
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Visuel 2019 :
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Pierre Desproges (juin 1986)

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La Veuve noire (Black widow) de Bob Rafelson (1986)

Message : # 353868Message pak
27 avr. 2019, 16:09

En quelques mois, un industriel new-yorkais, un fabricant de jouets et un anthropologue réputé meurent de façon prématurée. Des hommes riches qui ont fait de leur jeune épouse leur seule héritière. Aucun lien apparent entre les décès, rien d’officiellement suspect. Sceptique de nature, l’agent Alexandra Barnes du FBI découvre cependant des incohérences et, plus troublant, se rend peu à peu à l’évidence que les trois veuves pourraient n’être qu’une seule et même personne. Et, désormais établie à Hawaï, cette femme vient de jeter son dévolu sur un hôtelier…

Éditeur : BQHL Éditions - Distributeur : BQHL Éditions - Dans les bacs depuis le 29 janvier 2019.


Les nostalgiques de thrillers des eighties pourront se réjouir de la sortie sur Blu-ray, 15 ans après l'édition DVD de la Fox, du vénéneux La Veuve noire (Black widow) de Bob Rafelson.

Bon, Bob Rafelson avait fait une petite sensation avec son remake Le Facteur sonne toujours deux fois en 1981 (Warner l'a sorti en Blu-ray en janvier 2014). Mais au final, le film valait le coup d’œil surtout pour le couple Jack Nicholson / Jessica Lange et aussi pour sa violence passionnelle qui en fait plus une autre adaptation du roman de James Cain plutôt qu'une copie du film original de Tay Garnett sorti en 1946.

Il faudra pourtant cinq années à Rafelson pour retourner derrière la caméra. Une fois de plus, il s'intéresse à la sensualité et au calcul féminin qui conduit au meurtre, et ira plus loin dans la perversité. Sauf qu'ici point de couple vedette, mais un jeu du chat et de la souris, ou plutôt de la chatte et de la souris, entre la vipère et l'enquêtrice.

Cinq ans avant qu'une autre blonde incendie l'écran dans Basic Instinct, Theresa Russell campe une vamp qui use de ses charmes, de son corps et de son intelligence tordue pour manipuler des hommes riches (on devine la suite... ). Hommage, référence ou hasard ? Toujours est-il que les personnages de Theresa Russell et Sharon Stone se prénomment Catharine et Catherine. En tous cas Theresa sait elle aussi chauffer la salle, peut-être même avec moins d'arguments dénudés, juste parfois avec son regard.

Elle est pour beaucoup dans l'intérêt qu'on peut encore éprouver à la vision du film, Rafelson n'étant pas spécialement inspiré avec une caméra, sans parler de certaines grosses ficèles du scénario et effets faciles (une couleur de cheveux par victime).

BQHL Éditions propose le film en combo Blu-ray / DVD comme c'est la fâcheuse mode désormais, mais a priori pas d'édition simple DVD de prévue pour l'instant, ni de bonus. Étant donné que le master utilisé est le même que celui proposé pour les Blu-rays américain et britannique, l'éditeur aurait pu réutiliser leurs bonus (interviews du scénariste Ronald Bass et de Conrad W. Hall, opérateur caméra sur le film, spots TV, bande-annonce ciné... ), mais non...

VF et VOst.


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Philadelphia Experiment (The Philadelphia Experiment) de Stewart Raffill (1984)

Message : # 353888Message pak
29 avr. 2019, 14:23

1943. La Seconde Guerre Mondiale fait rage. Au service de l’armée américaine, un groupe de scientifiques tente une expérience électromagnétique : rendre invisible un destroyer afin que les radars ennemis ne puissent le détecter. Le miracle semble possible, mais l'expérience échoue. Aspirés par un violent tourbillon, deux marins se retrouvent en l’espace de quelques secondes à des centaines de kilomètres de là. En plein Nevada, quarante ans plus tard…

Éditeur : Bach Films - Distributeur : ESC Distribution - Dans les bacs depuis le 19 mars 2019.


A la base, ce film aurait dû être écrit et réalisé par John Carpenter, qui avait encore la cote malgré l'échec commercial de The Thing. Il en écrira une ébauche de scénario, incomplète, ce qui fera dire, encore aujourd'hui, que le film est de lui. En fait il ne reste pas grand chose de son script partiel, entièrement remanié et terminé par d'autres scénaristes. Il sera tout de même crédité en tant que producteur exécutif, ce qui sous-entend qu'il n'a eu aucun rôle créatif (et ça évite un éventuel procès... ). Mais il est vrai que son nom est plus vendeur que celui du réalisateur du film Stewart Raffill, d'où celui-ci inscrit en gros sur la jaquette, mention relativement mensongère.

Ce qu'on sait moins, c'est que le film s'inspire d'une histoire vraie. Vraie dans le sens où une légende a longtemps perduré sur le fait que la marine américaine aurait mené des expériences en 1943 pour rendre invisibles ses bâtiments de guerre dans les chantiers navals de Philadelphie, d'où le titre. En fait la confusion entretenue par des mystificateurs sur le thème "invisible" a permis l'élaboration de toute une théorie sur la disparition d'un navire et les conséquences sur son équipage. En réalité, si le but était bien de rendre invisible un bâtiment, c'était magnétiquement, en utilisant un système exploitant le courant électrique pour rendre "invisible" une coque aux capteurs de mines et de torpilles magnétiques. Il ne s'agissait donc pas d'une recherche de disparition physique d'un bâtiment. L'expérience étant militaire, et donc secrète, certains y sont allés de bon cœur en étalant leurs fantasmes et mensonges, alimentant les rumeurs des thésards du complot et du paranormal.

Évidemment la trame du film reste fidèle à la thèse du secret militaire, nettement plus intéressante cinématographiquement parlant. Et pour le spectateur aussi d'ailleurs. Sans être raté, le film ne tient pourtant pas toutes ses promesses. Finalement l'intrigue repose surtout sur le dilemme du héros partagé entre son désir de retourner dans son époque et son amourette du futur. Héros bien interprété par Michael Paré dont la carrière va rapidement et inexplicablement bifurquer vers la série Z. Au niveau ambition, on est loin d'un Nimitz, retour vers l'enfer dont l'enjeu n'était ni plus ni moins que l'ingérence dans l'Histoire et ses conséquences futures (le dilemme étant ici de laisser ou non se produire la fameuse attaque de Pearl Harbor par l'aéronavale nippone). On pourrait aussi citer Terminator ou Les Guerriers de l'apocalypse, voire Retour vers le futur, des films qui posaient des questions liées au voyage temporel nettement plus pertinentes.

Encore que la fin de Philadelphia Experiment rehausse le film qui pédalait parfois à vide, et qui propose tout de même son lot d'émotion.

Dans sa nouvelle collection "Culte 80", Bach Films propose pour la première fois le film en Blu-ray, édition qui remplacera qualitativement les différentes éditions parues en DVD depuis 1999. Elle se présente sous la forme celle d'un Mediabook, combo DVD/Blu-ray (pas d'édition DVD seule), contient un livret de 24 pages compilant une retranscription du dossier de presse, des interviews, bios, et photos, un entretien vidéo avec les réalisateurs Julien Maury et Alexandre Bustillo, et des bandes-annonces (j'imagine de la collection).

VF et VOst.


A noter que la collection propose pour chaque titre deux éditions, l'une reprenant le style visuel de l'affiche cinéma de l'époque de la sortie salles, l'autre un visuel actualisé.


Visuel type années 1980 :
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Visuel 2019 :
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Pierre Desproges (juin 1986)

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La Folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller's day off) de John Hughes (1986)

Message : # 353931Message pak
06 mai 2019, 17:32

Ferris décide de prendre le large loin du centre ville de Chicago. En quête de liberté, il sèche les cours, s’enfuit avec sa petit amie et son meilleur copain. Le proviseur se lance à leur trousses. Mais quand on est malin, courageux et qu’on roule en Ferrari, la vie à 17 ans ne peut être que merveilleuse…

Éditeur : Paramount Pictures - Distributeur : Universal Pictures Vidéo - Dans les bacs depuis le 09 janvier 2019.


Le film de teenagers existait déjà aux États-Unis, depuis les années 1950 et rock'n roll, sorte de sous-genre dans lequel les adolescents ont la vedette et les adultes quasi absents ou dans des rôles souvent négatifs. Mais c'était généralement bas du front, à l'image de Porky's sorti en 1982, ancêtre des American Pie. L'adolescent était défini dans ce genre de production comme un personnage irréel, uniquement obsédé par le sexe, et toujours rigolard. Un fantasme de producteurs. C'est alors qu'un trentenaire décide de faire du genre un genre sérieux, non pas strict ou sclérosé, puisque le délire est autorisé et bienvenu dans ses futurs films, mais sérieusement écrit, et proche de ce qu'il avait ressenti lui-même il n'y a pas si longtemps.

Hugues va alors enchainer rapidement tout un cycle de teen movies, dont les premiers titres sont chronologiquement Sixteen candles (1984), le titre de sa sortie française, Happy birthday, étant aujourd'hui oublié, le déjà culte Breakfast club (The Breakfast club, 1984), Une créature de rêve (Weird science, 1985), et Rose bonbon (Pretty in pink, 1985), dont il délèguera, hélas, la réalisation à Howard Deutch. Montés avec des budgets très modestes, de 1 million de dollars pour Breakfast club à 9 millions pour Rose bonbon, ils seront tous des succès aux États-Unis, Breakfast club rapportant même 45 fois sa mise initiale.

Mais rien ne permettait de supposer que son film suivant, La Folle journée de Ferris Bueller, allait autant marquer les esprits et le box-office américains (10ème du classement 1986), installant pour l'éternité John Hughes comme le père de la comédie adolescente moderne. Le film va marquer toute une génération de jeunes américains, au point que certains devenus réalisateurs lui feront référence, parfois dans des films inattendus comme dans Deadpool (2016) où après le générique le film refait la scène post-générique du film de Hugues dans laquelle le héros s'adresse à la salle en s'étonnant de voir encore des spectateurs après le générique.

Il faut dire que le film est une bouffée d'air frais, qui n'a pas vieilli malgré la décennie dans laquelle il s'ancre irrémédiablement. De plis, loin du produit formaté, chaque scène respire la sincérité, l'empathie de l'auteur pour son jeune trio avide de liberté, et il fait preuve d'une inventivité inédite pour ce genre de films. Ce film serait une sorte de fureur de vivre positive pour faire référence à la rebelle attitude souvent dramatique et posée des films de James Dean.

Mais derrière le ton léger, il y a la critique sociale, déjà perçue dans Breakfast club. Le fait que ses héros soient des fils de bourgeois ayant réussi dans l'Amérique de Reagan n'empêche ni les interrogations, ni les doutes, ni encore moins la peur de l'avenir, celui du passage à l'âge adulte, des décisions et des responsabilités à prendre. Ainsi Ferris seront constamment écartelés entre leur désir de liberté et le confort a priori doré de leur cocon familial.

Et enfin parlons de l'ouragan Matthew Broderick. A travers ses films, Hugues a déniché toute une génération de jeunes acteurs qui feront parler d'eux la décennie suivante, du cinéma à la télévision : Molly Ringwald, John Cusack et sa sœur Joan Cusack, Anthony Michael Hall, Emilio Estevez, Charlie Sheen, Ally Sheedy, Judd Nelson, Bill Paxton, Robert Downey Jr., Mia Sara, Jennifer Grey, Alan Ruck, Kristy Swanson, Kevin Bacon, Alec Baldwin, Elizabeth McGovern... La liste est longue. Et bien-sûr Matthew Broderick. Un rôle à la Ferris Bueller aurait pu le marquer à vie et l'enfermer, ce sera son ultime tremplin. Car auparavant, avec WarGames et Ladyhawke, la femme de la nuit il avait montré sa palette de jeu dans différents univers.

Carton aux États-Unis, le film marqua nettement moins en France où il fera moins de 270 000 entrées (le film était pourtant sorti pour les vacances de Noël). Autant dire qu'il passa inaperçu, et c'est à travers les diffusions TV et la vidéo que le film marquera certains jeunes français des années 1980.


Après une édition DVD proposée en août 2000, Paramount propose enfin le film en Blu-ray. Et pour ne rien gâcher, plusieurs bonus sont proposés, près d’1h15 (tout en VOst) :

- Module "Getting the Class Together - The Cast of Ferris Bueller’s Day Off" : retour sur le casting du film (2005, environ 28 minutes). Avec les deux directrices de casting, mais surtout des interviews du casting principal : Matthew Broderick, Alan Ruck, Mia Sara (images de 1986 uniquement), Jennifer Grey (1985 et 2005), Lyman Ward, Cindy Pickett, Jeffrey Jones, Richard Edson, Ben Stein, Kristy Swanson, Jonathan Schmock et Edie McClurg, sont tous réunis pour évoquer leurs souvenirs du tournage,

- Module "The Making of Ferris Bueller’s Day Off" (2005, environ 15 minutes) : en fait les mêmes qui se penchent un peu plus sur la réalisation de certaines scènes clés du film,

- Module "Qui est Ferris Bueller ? " (2005, environ 9 minutes) : les mêmes intervenants dressent le portrait du personnage principal, avec les valeurs qu’il représente,

- "Le monde selon Ben Stein" (2005, environ 11 minutes) : un zoom sur Ben Stein, qui interprète le professeur d’économie dans le film de John Hughes, auteur de discours des présidents Richard Nixon et Gerald Ford, écrivain, scénariste, avocat,

- "Ferris Bueller Vintage : les cassettes perdues" (1986, environ 10 minutes) : montage d’interviews réalisées par les comédiens eux-mêmes avec d’un côté Matthew Broderick et Alan Ruck, Alan Ruck et Mia Sara, Matthew Broderick et Jeffrey Jones, avec en sus les images de tournage d’une scène coupée.

A tout ceci s'ajoute une galerie de photos.


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Re: Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 353963Message Tyswyck
13 mai 2019, 22:24

J'ai cru voir que 16 bougies pour Sam, avec Molly Ringwald, était sorti. Celui-là, je ne pense pas l'avoir vu. Il y a aussi l'édition spéciale des Amityville, et Invasion Los Angeles, dans des genres différents... C'est vrai que pas mal de films sont récemment sortis ou ressortis, pas la meilleure prériode pour moi niveau budget, mais il va falloir que je m'y penche.

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Re: Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 353965Message pak
14 mai 2019, 13:11

Seize bougies pour Sam est disponible en Blu-ray depuis juillet 2013, et en DVD depuis janvier 2007. A noter que le film semble être sorti de manière confidentielle en France vers 1987, et pas à Paris, sous le titre Happy birthday.

Amityville : La Trilogie est effectivement dispo en combo Blu-ray / DVD depuis février. Sais pas encore si je vais prendre, ça coûte, et les suites ne m'ont pas vraiment plu.

Invasion Los Angeles est ressorti en version restaurée 4K sur Blu-ray en novembre 2018. Belle édition. Dommage que j'aie du mal avec ce film, culte pour beaucoup, mais que je trouve surestimé. Je préfère largement d'autres films de l'auteur.


On note en tous cas un retour des films des années 1980 dans l'édition vidéo, notamment avec des versions restaurées sur Blu-ray qui remplacent avantageusement les DVDs sortis ultérieurement. Le problème c'est que souvent cher... Les éditeurs doivent se dire que les quarantenaires / cinquantenaires, enfants des eighties, sont blindés comme Crésus !

Ou alors faut être patient, les prix parfois dégringolent vite, surtout si les ventes ne suivent pas. On peut déjà trouver l'édition Blu-ray double d'Invasion Los Angeles à moins de 10 euros sur Amazon...
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Re: Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 353966Message Tyswyck
14 mai 2019, 17:02

"Seize bougies..." est une édition spéciale 35ème anniversaire, sortie bien plus récemment, apparemment, c'est une exclu Fn*c, mais j'ignore les détails du contenu de cette édition.

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16 bougies pour Sam / Happy birthday (Sixteen candles) de John Hughes (1984)

Message : # 354853Message pak
18 sept. 2019, 11:09

Je réponds un peu tard, mais oui, effectivement, c'est une exclusivité FN... du coup ce genre de sortie n'est pas forcément relayée à temps dans les sites ciné et vidéos habituels.

La journée d’anniversaire d’une adolescente de 15 ans, amoureuse du garçon le plus populaire du lycée mais aimée du garçon le moins en vue… Avec ses parents qui oublient son anniversaire, des grands-parents envahissants et un étudiant étranger sur les bras, tout est fait pour que cette journée soit inoubliable…

Éditeur et distributeur : Universal Pictures Vidéo - Dans les bacs depuis le 24 avril 2019.


16 bougies pour Sam est le premier long-métrage de John Hughes. C’est aussi le premier film d’un cycle que l’auteur va consacrer à l’adolescence contemporaine des États-Unis, celle des années 1980.

Il se débarrasse des scories sociales (pas de ghetto, pas de tensions raciales, pas de pauvreté) et de la réalité politique, pour se concentrer sur la jeunesse et ses tourments. Les personnages de Hugues seront donc généralement issus de milieux aisés, sans problèmes matériels. L’auteur choisi généralement un évènement a priori banal mais impactant, voire (ponctuellement) traumatisant pour un quotidien d’adolescent moyen, comme des heures de colle dans Breakfast Club, ou l’école buissonnière dans La Folle journée de Ferris Bueller. Dans 16 bougies pour Sam, ce sera l’oubli de l’anniversaire de l’héroïne qui provoquera le début d’un psychodrame et des péripéties qui vont suivre, d’où le titre choisi pour la sortie française en salles, Happy birthday, avant qu’il ne devienne celui qu’on connait aujourd’hui pour les diffusions télé et vidéo.

Le film est une sorte de brouillon de ses scénarios suivants, ceux des années 1980 centrés autour des teenagers. Les ingrédients sont déjà là, l’empathie pour les personnages, le mal-être qui se fait jour alors que tout semblait aller, l’appréhension du futur dans cet âge intermédiaire où l’on a un pied encore en enfance, et un autre vers l’inconnu qu’est le monde adulte représenté par les parents et les profs, le burlesque qui amène les moments de respiration, l’unité de temps (l’intrigue se déroule dans une seule journée), ce dernier point étant un élément récurrent dans sa filmographie (Breakfast Club, La Folle journée de Ferris Bueller, Un ticket pour deux, Maman, j'ai raté l'avion... ).

John Hughes développe ici les premiers émois amoureux, à travers le comportement caractéristique (mais sans tomber dans le cliché) de la jeune fille en admiration devant le beau gosse de service, elle-même couvée des yeux par un geek maladroit, les deux ayant en commun de passer inaperçus dans un milieu lycéen où l’invisibilité est synonyme de ringardise. Ce faisant, l'auteur cède parfois à la facilité, voire à la vulgarité (il y a une scène où il est question de sexe avec une des filles, complètement déchirée, qu'on nommerait viol de nos jours), ces maladresses plaçant ce premier film en-deça de ses Breakfast Club et La Folle journée de Ferris Bueller. Le film va révéler Molly Ringwald à toute une génération d’adolescents américains qui se reconnaitront dans ce personnage où dans ceux de son entourage, et les rediffusions toucheront les générations suivantes tant le film dresse une cartographie sensible et sincère de l’ado blanc middle class. La bande son, notamment constituée de quelques tubes de l’époque (on peut entendre des chansons de Kajagoogoo, Spandau Ballet, Wham, David Bowie, Billy Idol, Paul Young, AC/DC, The Stray Cats … qui parleront de suite aux nostalgiques des années 1980), participera aussi à la bonne réception du film dans son territoire à sa sortie, et à la nostalgie de ses fans quand ses derniers deviendront adultes la décennie suivante.

Ce qui sera nettement moins vrai en France, où le film sortira de manière confidentielle, passant donc inaperçu. Là encore, la télévision et la vidéo permettront à certains adolescents de découvrir le film, mais sans atteindre l’impact durable qu’auront les incontournables Breakfast Club et La Folle journée de Ferris Bueller.

Malgré cela, Universal propose une édition spéciale 35ème anniversaire du film sur Blu-ray, qui n'est autre que l'édition prévue initialement pour le marché américain où elle se justifiait plus. Ceci dit, on ne va pas bouder notre plaisir, d'autant que le Blu-ray proposé en 2013 était vide de suppléments.

L'objet se présente sous la forme d'un boitier-livre coloré, tirant un peu trop sur le rose (le genre de cliché que Hughes évitait pourtant), ses pages revenant sur la genèse du projet, notamment sur le choix de la bande originale. L'édition américaine revenait sur le film avec un documentaire en onze parties, possédait un module sur les années 1980 d'Universal, et un autre sur ses personnages inoubliables (aux États-Unis) de cette décennie. Difficile, sans aller en rayon, de dire si l'édition française reconduit ces suppléments.

Car cette édition est une exclusivité FN... donc, ce qui veut dire uniquement disponible dans les magasins ou le site de vente de l'enseigne depuis le 24 avril. Cet regrettable procédé risque de faire passer inaperçue cette sortie comme cela avait été le cas en salles... Édition anniversaire uniquement proposée en Blu-ray. VOst et VF (pour les nostalgiques des VFs, celle fournie depuis la sortie du film en DVD en 2007 est un nouveau doublage).


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Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension (The Adventures of Buckaroo Banzai... ) de W.D. Richter (1983

Message : # 354926Message pak
20 sept. 2019, 12:44

Attention ! Alerte ! Film culte à l'approche !

Ou gros nanar...

Un super-héros neurochirurgien et rock star doit empêcher des créatures venues d’une autre dimension et toutes appelées John de conquérir notre dimension...

Éditeur : Bach Films - Distributeur : ESC Distribution - Dans les bacs le 1er octobre 2019.


C'est le problème avec ce genre de film, inclassable, bordélique, visuellement riche, incompréhensible, ou au contraire trop simpliste, imaginatif, peut-être trop pour des esprits cartésiens... Ses admirateurs lui colleront automatiquement l'étiquette culte, qui est, comme celle du chef-d’œuvre, parfois un peu trop utilisée, et ses contempteurs, généralement plus nombreux, lui donneront celle du navet, au mieux du film raté. Et il y a un peu de tout ça dans ce film.

Dans les années 1980, il y a eu une période où liberté de ton, avancées technologiques et numériques, n'étaient pas encore forcément liés à l'usine à rêve préfabriquée et systématique que nous connaissons depuis les succès des premiers Harry Potter et la vague Marvel ou tout autre licence à gros budgets qui répondent à la même logique commerciale.

Du coup émergèrent certains projets improbables, à propos desquels on peut se demander si les producteurs ont vraiment lu le scénario avant de signer leur chèque et donner le feu vert. Ainsi donc virent le jour des films comme Howard... Une nouvelle race de héros et son canard super-héros, Les Maîtres de l'Univers de son Musclor de pacotille, la tentative d'anthologie d'heroic fantasy Métal hurlant, ou encore Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, démarquage comique référentiel au cinéma d'action asiatique d'Indiana Jones, échec en salles, et vénéré en vidéo. Bien-sûr il y eu quelques réussites, comme Brazil par exemple, ou Qui veut la peau de Roger Rabbit qui avec le recul n'était pas le carton assuré et représentait un gros risque financier (quelques années plus tard, Cool World s'est planté au box-office). À son échelle, la France a aussi donné des trucs bizarres, comme la tentative post-apocalyptique Diesel de Robert Kramer, le gloubi-boulga Terminus avec Johnny Hallyday, essayant de mélanger jeu vidéo, course à la mort et univers Mad Max, le thriller 3615 code Père Noël de René Manzor, précurseur oublié de Maman, j'ai raté l'avion en plus trash, et qui quatre ans avant avait donné l'étrange Le Passage avec un Delon qui devait combattre la mort pour sauver son fils, citons encore Baxter dans lequel on entend un chien penser...

Tous ces films ont comme point commun d'avoir essayé autre chose, de prendre le spectateur (ce qui peut s'avérer bénéfique) ou la critique (ce qui est très dangereux) par surprise. Souvent, l'échec commercial est au rendez-vous, parce que c'est foncièrement débile, ou parce que les distributeurs ne savent pas trop quoi faire de ces films, sans parler de la réception critique ou plus en amont de la panique des producteurs qui exigent coupes et nouveau montage...

Mais parmi ces OVNI cinématographiques, ou plutôt OFNI, Objet Filmique Non Identifiable, voire OCNI, Objet Cinématographique Non Identifié, bref, on ne sait pas trop comment les nommer, parmi eux, donc, il y en a un qui est encore plus inclassable, car on n'avait rien fait ce comparable avant, et on ne le fera pas après non plus, c'est le culte (oui, c'en est un) Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension.

Même après plusieurs visions, il est difficile de raconter ce film. Déjà le héros, improbable, scientifique, neurochirurgien, aventurier, rock star, rien que ça. Il est entouré d'une équipe, nommée "Les Chevaliers de Hong Kong", bien qu'aucun ne soit chinois. Ils n'ont pas de capes et des tenues plus ou moins futuristes comme les héros de chez Marvel. Non eux, c'est plutôt la panoplie BCBG années '80 qui les branche, ce qui nous vaut un défilé de mode masculine typique de l'époque, sauf un, qui se distingue des autres en tenue de cowboy type cirque de Buffalo Bill. Si on essayait de résumer l'intrigue, on pourrait dire qu'il y a une opposition entre deux scientifiques. L'un a fait partie d'une équipe de chercheurs dans les seventies, qui mettaient au point une machine pour accéder à un monde parallèle. Et on parle non pas de quatrième dimension, déjà pris, ni même de la cinquième (ces visionnaires avaient déjà deviné que celle-ci nommerait en France la nouvelle série The Twilight zone trois ans plus tard ! ), non, là, c'est la huitième ! Au passage, notons que s'il y a huitième, c'est qu'il existe une sixième et une septième ! Bref, ça échoue, mais notre savant insiste et finit par y entrer dans cette dimension, mais il va au passage se griller quelques neurones, et voudra, comme tout savant devenu dingo, détruite la Terre, avec l'aide de méchants extraterrestres. En face, ben il y a notre jeune Buckaroo, qui lui, tente une expérience lui permettant de passer au travers de la matière à bord d'une voiture éminemment équipée, idée qui sera reprise pour Retour vers le futur, mais là pour voyager dans le temps. Ce faisant, Buckaroo découvre cette huitième dimension, ne se doutant pas de ce que ça va déclencher. Car là ce sont de gentils extraterrestres qui vont le prévenir des conséquences néfastes pour la planète s'il continue. Du coup nos deux savants vont s'opposer, vu que Buckaroo c'est le gentil, et que donc, il doit sauver notre planète.

À partir de là, le film part dans tous les sens ! Et vu les péripéties et rebondissements qui vont s'enchainer, parfois totalement surréalistes, souvent improbables, mettant les protagonistes dans des situations régulièrement délirantes, on se dit qu'ils ont dû être une demi-douzaine à écrire le scénario. Et pourtant non. C'est l’œuvre d'un seul, Earl Mac Rauch, qu'on connait pour avoir été à l'origine du scénario de New York, New York et dont on est sans nouvelles depuis son quatrième et dernier scénario, Wired, biopic sur John Belushi sorti en 1989. En fait l'auteur est retourné à son premier métier, écrivain, et continue de faire vivre sur le papier l'univers de Buckaroo Banzaï, puisque lui et le réalisateur sont en bisbille avec la MGM sur les droits d'exploitation de l'univers à l'écran.

L'autre cocréateur de l'univers, le réalisateur W.D. Richter, n'a réalisé qu'un autre film, Late for dinner, sorti en 1991, et qui atterrira chez nous directement en VHS en 1994 sous le titre Passeport pour le futur, avec une histoire encore tirée par les cheveux, dans laquelle deux hommes sont cryogénisés en 1962, pour se réveiller en 1991 ! Mais W.D. Richter est surtout scénariste, et on lui doit ceux de Nickelodeon, de la version de Philip Kaufman de L'Invasion des profanateurs, celle de John Badham de Dracula, l’histoire de Brubaker, mais l'échec commercial de l'adaptation de son script devenu Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin qui suivait celui justement de Buckaroo Banzaï mit un frein à sa carrière, même si on a pu voir trois autres films issus de ses scénarios entre 1993 et 2005, dont le sympathique Week-end en famille de Jodie Foster.

Car oui, Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension a été un échec cuisant, ne rapportant que la moitié de ce qu'il a coûté sur le territoire américain, soit environ 6 millions de dollars pour un budget de 12 millions. En France, le film passa totalement inaperçu, avec un peu moins de 70 000 entrées. Du propre aveux des publicistes de l'époque, personne ne savait trop quoi faire du film une fois la version définitive montée et montrée. MGM n'a finalement pas engagé de gros moyens de promotions, ne croyant plus au film, et sa sortie fut donc assez limitée. Les entrées aussi...

Il faut dire que rien ne prépare à la première vision du film. D'entrée, il faudra choisir entre profiter des trésors d'imagination développés dans ce joyeux bordel dont la maitrise semble avoir échappé à ses créateurs, ou au contraire se fermer dès les premières scènes et alors c'est cuit car à aucun moment le film reviendra sur des rails plus classiques. Le film a été nommé au prix du meilleur casting en 1985 par la Casting Society of America (association professionnelle américaine de directeurs de casting) et c'est mérité car l'équipe d'acteurs est pour beaucoup dans le plaisir à (re)voir ce film, même s'ils ne sont pas tous connus. Néanmoins, avec Peter Weller, John Lithgow, Ellen Barkin, Jeff Goldblum, Christopher Lloyd, et Clancy Brown, on a déjà un aperçu du haut niveau d'interprétation. Notamment John Lithgow génialement fou, proche du cartoon (cabotinage, certes, mais avec quel talent ! ). Quant à Peter Weller, complètement investi dans son personnage improbable de super-héros avant l'heure, il n'aura jamais vraiment réussi à s'imposer au cinéma malgré le carton de RoboCop et des choix pointus (Le festin nu, Cat chaser), enchainant trop d'échecs artistiques ou commerciaux (le sympa Blue-Jean cop, le sous-Alien Leviathan, le raté Planète hurlante... ). Buckaroo Banzaï aurait dû être le véhicule le portant au sommet, les auteurs étant tellement sûrs d'eux que le titre d'une suite était même annoncé juste avant le générique de fin.

L'apparition d'un des films les plus barrés des années 1980 en Blu-ray est donc un micro-évènement, car ceux qui comme moi l'ont vu en salles à sa sortie et ont aimé malgré ses défauts sont peu nombreux, mais qui sait si la découverte de ce film ne consolidera pas son statut culte. Merci à l'éditeur de nous permettre de rejoindre Buckaroo Banzaï, Penny Priddy, New Jersey, John Bigbooté, Perfect Tommy, Reno Nevada et Lord John Whorfin (oui, ce sont bien les noms des personnages), en HD en plus.

Le boitier type Mediabook contient :

- Le film en Blu-ray,
- Le film en DVD,
- Un livret de 24 pages intégré à l’étui (dossier de presse, revue de presse, photos),
- Une présentation du film par Claude Gaillard (co-auteur des livres "Bad Requins, l'histoire de la sharksploitation" et "Dans l'enfer vert de la Rambosploitation").


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La nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.

Pierre Desproges (juin 1986)

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Unclebens
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Re: Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 354939Message Unclebens
21 sept. 2019, 12:36

Ouah !

Cette présentation est presque aussi incroyable que ce film :good:

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Tyswyck
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Re: Films des années 1980 édités en Blu-ray ou DVD en 2019

Message : # 354958Message Tyswyck
23 sept. 2019, 20:01

Je suis bien d'accord.

Dans un autre registre, Stephen King semble aussi à l'honneur, avec Cujo et une version apparemment bien soignée de Christine


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